OPINIONS
Reuters RTR21PY3 par Feisal Omar
De nouvelles recrues du groupe rebelle somalien al-Shabaab lié à Al-Qaïda marchent à Afgoye, 17 février 2011.
Victoire
par Ryan Clow
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Introduction
Que cela nous plaise ou non, nous sommes actuellement en guerre : une longue guerre mondiale. Il ne s’agit pas d’une guerre entre l’Occident et l’Islam, mais d’une guerre qui oppose les pays occidentaux aux terroristes. Bien que cette guerre se distingue des guerres antérieures par les tactiques de combat utilisées, elle s’y apparente d’un point de vue philosophique. Il s’agit d’une guerre idéologique où chacun des opposants croit avoir raison.
Étonnamment, certains Occidentaux se sentent à l’aise avec l’emploi de demi‑mesures dans la lutte contre le terrorisme. Au cours d’une entrevue parue dans l’édition du 14 novembre 2010 du quotidien The Telegraph, le chef d’état-major de la Défense britannique, le Général Sir David Richards, a affirmé que la meilleure issue possible de ce conflit était l’endiguement du terrorisme, et non la victoire sur le terrorisme. Le général fait preuve d’optimisme si on le compare au chœur d’observateurs qui clame maintenant ouvertement que la guerre en Afghanistan est sur le point d’être perdue. Cette vision du conflit s’inscrit dans un contexte plus large où on se contente d’envisager la forme de défaite la plus acceptable plutôt que d’accepter de vivre les épreuves requises pour vaincre.
Endiguer le terrorisme m’apparaît comme une autre vaine tentative d’éviter un engagement décisif, en réalité une tentative d’acheter la paix, alors que la seule issue que l’Occident devrait envisager dans sa lutte contre le terrorisme est une victoire sans compromis. Même si la victoire dans le cas de cette guerre peut prendre une forme différente que par le passé, le résultat doit être et sera identique : la soumission ultime d’un des opposants.
Leur stratégie
Pour plusieurs, Al-Qaïda représente le terrorisme. S’il est probablement vrai qu’Al‑Qaïda est actuellement la principale organisation terroriste au monde, le terrorisme, voire le terrorisme islamique, existait bien avant la formation de ce groupe. Al‑Qaïda n’est en quelque sorte que l’aboutissement d’un mouvement idéologique qui repose sur la violence. En l’absence de mesures décisives contre le terrorisme, il est beaucoup plus difficile de trouver une solution à ce problème.
Al-Qaïda a joué un rôle déterminant dans l’évolution du problème causé par le terrorisme. Ce groupe a mis sur pied une stratégie efficace, soutenue par un discours « viral ». Son approche est simple, mais non simpliste. Les messages clés qu’il véhicule ont propagé la croyance que l’Occident est la source d’une injustice mondiale dont les musulmans sont les victimes.
La présence des Occidentaux dans les pays traditionnellement musulmans est brandie comme une preuve de cette injustice. Et la seule solution proposée pour mettre fin à cette injustice est de rétablir, par tous les moyens, la suprématie des musulmans dans ces pays. Ce discours a nourri l’imaginaire et a incité les musulmans à agir, renforçant par le fait même les efforts déployés au plan moral. Il importe peu de savoir si ce discours trouvera une résonance dans le monde de demain. L’important est qu’il a réussi à créer les conditions dans lesquelles nous vivons aujourd’hui, c’est‑à‑dire un monde dangereux.
Reuters RTR2SS1G par Ibraheem Abu Mustafa
Des militants du Hamas montent la garde près du point de passage de Rafah, Gaza, 18 octobre 2011.
Une stratégie tout aussi simple, mais efficace, découle également de ce discours. Il n’est pas souhaitable de combattre sur deux fronts, encore moins de mener simultanément deux étapes de la guerre. Pourtant, c’est ce que nous faisons la plupart du temps, puisque les terroristes limitent grandement nos possibilités.
Un des principes fondamentaux du terrorisme est de déplacer le combat en terrain favorable. Tirant profit des leçons retenues des conflits antérieurs, comme celui qui s’est déroulé en Afghanistan aux environs des années 1980, les terroristes ont constaté qu’une invasion par l’Occident n’avait pas uniquement des désavantages. Ceci est particulièrement vrai si nous ne disposons d’aucun discours durable et contrôlable pour justifier notre présence et le but de notre intervention dans les pays musulmans.
Les terroristes ont tiré parti de la situation prévalant dans les États en déroute et les États défaillants pour mettre en place les conditions propices à leur combat. Alors que nous engagions des forces dans différents endroits, ils renforçaient leurs positions avec un flux continu de combattants, d’argent, d’armes et de rhétorique. Grâce à cette exploitation efficace de la situation, ils nous ont contraints à « fixer » nos forces dans plusieurs endroits, ce qui a eu pour effet de renforcer leur discours et, de là, leur stratégie. Il s’agit en quelque sorte d’un nouveau visage de la bonne vieille guerre d’attrition.
Plus important encore, cette approche a permis un rapprochement entre les terroristes et un groupe social plus large, donnant plus de poids à la thématique du « nous » contre « eux » exploitée par le discours terroriste. C’est ainsi qu’a été créée une situation dangereuse. Comme l’Occident n’a pas mis en place de contre‑discours puissant, certains s’interrogent sur les véritables objectifs de sa présence dans les pays musulmans puisqu’une question stratégique est largement demeurée sans réponse : « Essayons‑nous de détruire les terroristes ou l’Islam? »
Les terroristes s’efforcent d’établir de nouveaux fronts avant même d’avoir terminé les combats sur les anciens. Ils ont compris que leur position dans de nombreux pays demeure fragile tant qu’elle n’est pas consolidée. Afin d’atténuer les risques et probablement d’indiquer à la population qu’ils entendent mettre en œuvre une stratégie délibérée, mettant de l’avant leur discours, ils établissent des conditions favorables à l’ouverture de nouveaux fronts.
Alors qu’une partie de leur stratégie consiste à éliminer la possibilité que nous puissions mener une offensive, ils tentent également, de manière plus insidieuse, de nous empêcher d’adopter une position défensive. Ils nous attaquent aussi de l’intérieur. Ceci met en lumière la fragilité du raisonnement derrière l’« endiguement ». En termes simples, nous disposons de moins en moins de temps et d’espace et si nous ne prenons pas de mesure décisive, nous serons contraints de combattre à l’intérieur des lignes amies. Il s’agit encore ici d’une variante de la méthode « diviser pour régner ».
En attaquant – ou simplement en menaçant d’attaquer – les pays occidentaux, les terroristes réalisent plusieurs objectifs. Au plan strictement humain, ils sèment la peur. La peur gagne du terrain, puis se transforme en frustration. La frustration à son tour se transforme en colère, puis la colère en critique. Un climat saturé de critiques non constructives mène généralement à l’inaction. À un niveau plus inconscient, on commence à remettre en question nos motifs et nos méthodes. Finalement, nous nous remettons en question en perdant de vue quelle était la véritable cause de notre introspection.
MCG 19900348-020, MCG 19750046-009
Affiche de recrutement pour la Première Guerre mondiale
État d’esprit contre-productif
Les populations de l’Occident ont été galvanisées par les guerres du passé. Ces guerres, qui ont marqué un tournant dans l’histoire récente du monde occidental, sont désormais connues sous le nom de « Grande Guerre » ou de « la guerre qui a mis fin à toutes les guerres ». La lutte contre le terrorisme a fait ressortir le malaise grandissant de l’Occident face au concept général de « guerre ». Ce malaise se traduit dans la maladresse perceptible avec laquelle nous abordons désormais cette réalité immuable de l’existence humaine.
Autrefois, les peuples se ralliaient autour d’une cause et leurs gouvernements se mettaient sur le pied de guerre. Il n’en est plus de même aujourd’hui. Cette transformation des mentalités a probablement commencé avec le changement de génération après la Seconde Guerre mondiale. Désormais, il est monnaie courante que l’opinion publique soit très polarisée et très critique et que les citoyens occidentaux se sentent dans l’ensemble de moins en moins concernés par la guerre. On note une réticence générale à vouloir s’« encombrer » collectivement du problème du terrorisme – contrairement aux générations passées qui se sont insurgées face à leurs problèmes, notamment l’agression des nazis – ce qui fait en sorte que le poids des conflits repose sur quelques épaules seulement. Ce refus massif ne fait qu’accroître les risques de défaite.
Aujourd’hui, les pays occidentaux utilisent peu le langage de la guerre. À peine une décennie après la pire attaque terroriste en sol occidental, la plupart des gens répugnent à utiliser l’expression « lutte mondiale contre le terrorisme », et ce, malgré les réitérations de déclarations de guerre des terroristes à notre endroit, et du lourd tribut, en vies et en argent, que nous continuons de payer chaque jour. Que nous nous permettions de devenir les victimes du langage est un symptôme de la faiblesse de notre message face au monde.
Mais surtout, les pays occidentaux ont aussi diminué leur participation à la lutte contre le terrorisme alors même qu’ils continuent paradoxalement de s’y engager. Le déploiement de troupes additionnelles en Afghanistan – et plus précisément le fait que ce déploiement soit perçu comme un effort de dernier recours – semble indiquer que nous ne savons plus, collectivement, ce qu’il faut pour mener une guerre efficacement. Parmi les nombreuses questions qui ont été posées, l’une des plus importantes est la suivante : « Faut‑il vraiment autant de troupes pour gagner la guerre ou pour changer la situation dans laquelle nous nous trouvons? »
Méthodes improductives
À bien des égards, l’Occident a adopté une « approche de comité » dans sa lutte contre le terrorisme. Il semble que nous ne faisions plus de distinction entre les rôles et, de là, les effets uniques des instruments du pouvoir national et leur lien avec la guerre. On tente plutôt de fusionner leurs effets dans le temps. Il est essentiel d’avoir des étapes différentes et des efforts principaux distincts si on veut être en mesure de déterminer ou de reconnaître les points décisifs et les conditions de transition requises pour faire progresser une stratégie.
BAC Acc.No.1983-30-122, BAC Acc.No.1987-72-106 The Hubert Rogers Collection
Affiche de recrutement pour la Seconde Guerre mondiale
Il est possible que l’émergence (ou la renaissance) de la théorie sur la contre‑insurrection (COIN) ait prolongé sans le savoir l’« approche de comité », notamment comme justification à la perception de la guerre comme un événement unique se déroulant de façon continue dans le temps. Une condition de transition a été atteinte, et sans doute franchie, en Afghanistan à la fin de l’année 2001 avec l’apogée des opérations de contre‑terrorisme. En maintenant une présence sans maintenir l’initiative, il semble que nous ayons eu recours à la COIN pour donner un sens à la situation complexe qui prévalait en Afghanistan, plutôt que d’entrer résolument dans la prochaine étape d’une stratégie délibérée.
Une « pensée collective » intéressante est apparue autour de la COIN. La doctrine de la COIN ne pose pas problème. Ce qui pose problème, c’est que la COIN devienne à la mode (et soit probablement mal comprise). Pour plusieurs, la guerre est devenue synonyme de contre‑insurrection, et chaque fois qu’il est question de contre‑insurrection, on fait appel à une « approche axée sur la population ». Même s’il ne faut pas écarter une telle approche, il faut en examiner la pertinence dans le contexte de la lutte contre le terrorisme.
Il faut toujours tenir compte des populations touchées par les conflits. Toutefois, il ne faut pas se contenter de décrire en termes vagues quel impact la population peut avoir sur l’issue d’une guerre. Il faut chercher à bien comprendre le rôle joué par la population, notamment en termes de motivations, d’impact global et de réceptivité afin de pouvoir en tirer parti dans n’importe quel plan de guerre. Il faut rejeter tout concept trop général de la « population », ne serait-ce que parce qu’un tel concept ne peut qu’empêcher de se poser des questions fondamentales sur les causes du terrorisme et sur les effets de notre réponse aux terroristes.
DND IS 2011-1026-05
Soldats avec des enfants Afghan
Une approche axée sur la population mal définie représente un piège, dans la mesure où nous risquons de cesser de penser par nous‑mêmes et pour nous‑mêmes. Nous courrons aussi le risque de lutter contre l’opposition de manière réactive et non pas adaptée. En résumé, nous cesserons de combattre selon notre stratégie.
On accorde également de plus en plus d’importance à la « sensibilisation aux cultures ». Souvent, lorsqu’il est impossible de percevoir une progression sur divers fronts dans la lutte que nous menons contre le terrorisme, on justifie cet échec par notre manque de compréhension des cultures locales. Cette notion de « sensibilité aux particularités culturelles » semble être devenue une « hypersensibilité ». L’invasion d’un pays, particulièrement s’il s’agit d’une invasion à grande échelle pendant une longue période, donne lieu à des situations hors de l’ordinaire. Il ne faut pas s’étonner que la population ne nous accueille pas à bras ouverts, spécialement si notre présence s’éternise sans que la majorité de la population ne note d’amélioration à sa situation.
La façon dont nous sommes perçus dans le monde repose en grande partie sur la façon dont nous nous conduisons à l’extérieur de nos frontières et sur la nature de notre présence.
Rajustement stratégique
Toute nouvelle approche devrait commencer par la mise en place d’un discours plus clair et plus puissant. Faisant écho aux propos de Marshall McLuhan, le médium que nous utilisons pour nous exprimer serait alors le message. Et cela ne sera possible que si nous changeons le paradigme qui définit notre perception du terrorisme.
Une nouvelle approche stratégique établirait d’abord une distinction significative entre antiterrorisme et contre‑terrorisme. En cas de victoire, ces deux étiquettes viendraient à disparaître et notre interaction avec le monde ne reposerait plus, comme c’est souvent le cas, sur le terrorisme. L’objectif n’est pas de dévaluer, mais plutôt de raffiner, la terminologie associée à la lutte contre le terrorisme.
En ce qui a trait à l’antiterrorisme, il faudrait avant tout s’attaquer à diverses conditions générales qui favorisent l’attrait du discours terroriste, comme les problèmes sociaux, économiques et démographiques qui peuvent être la source d’insatisfactions. La distinction devrait être suffisamment importante pour permettre d’élever le phénomène du terrorisme au niveau de stratégie globale. Les pays occidentaux pourraient alors prendre des mesures antiterroristes comme ils prennent des mesures pour n’importe quel autre problème international, c’est‑à‑dire en adoptant une approche systémique similaire à celle utilisée pour traiter les questions économiques (et que nous devrions probablement aussi utiliser pour les questions environnementales). L’incapacité à composer efficacement avec les conditions qui peuvent déclencher le terrorisme ne serait plus perçue comme un échec de la lutte contre le terrorisme, mais plutôt comme une question de dignité humaine.
La mort d’Oussama ben Laden et le « printemps arabe » ne mettent pas fin au problème du terrorisme. En fait, ils nous placent en un point décisif. Bien sûr, nous espérons que ces événements auront des conséquences positives, mais ils peuvent également avoir des répercussions négatives, surtout dans les endroits où des conditions potentiellement dangereuses sont en place. Je fais ici notamment référence aux insatisfactions partout dans le monde auxquelles on ne cherche pas de solutions, ratant ainsi une occasion de mettre en place un discours qui répond au discours terroriste.
Reuters RTR2R81X par Reuters TV
Osama bin Laden tel qu'on l'a vu sur cette image tirée d'une vidéo diffusée le 12 septembre 2011.
Le but explicite du contre‑terrorisme, qui est en quelque sorte la dernière étape de l’antiterrorisme, deviendrait quasiment, voire tout à fait unique : éliminer les personnes les plus dangereuses qui auraient choisi de poursuivre leurs activités illégales. En termes clairs, la destruction des terroristes est le principal effort de cette partie de la stratégie. Toutefois, à mesure que nous réussirons à dégager les conditions générales (et les populations) du noyau central des acteurs mal intentionnés, les opérations se limiteront de plus en plus à des engagements restreints, fondés sur des objectifs restreints, contre un nombre restreint de cibles. Au fur et à mesure de la mise en œuvre de cette stratégie, le recours à des actions offensives deviendra temporaire.
Le contre‑terrorisme ne serait plus uniquement axé sur l’acte de tuer, mais chercherait en fait à tuer de moins en moins au fil du temps, axe opposé de l’antiterrorisme. La victoire de la lutte contre le terrorisme se mesurerait désormais à la capacité de prendre une action décisive contre le terrorisme, alors que notre capacité à avoir une incidence positive sur les ressources communes mondiales deviendrait la mesure de notre amélioration de la condition humaine.
Les facteurs déterminants de l’approche proposée sont : la capacité d’atteindre un équilibre efficace entre l’antiterrorisme et le contre‑terrorisme; la capacité de déterminer avec exactitude les points de décision et les conditions de transition qui ont une incidence sur notre capacité de gérer l’initiative afin d’éviter que nous nous engagions dans des actions peu concluantes qui ne permettent pas vraiment à notre stratégie de progresser. En pratique, cela signifie qu’il faut fournir des efforts, non fondés sur le terrorisme, qui favorisent le renforcement des sociétés civiles dans les pays qui en ont désespérément besoin. De cette façon, il se créera un espace légitime où le discours pourra se développer.
Pour conserver leur pertinence, les organisations terroristes devront agir de manière légitime et permettre aux masses de remettre véritablement en question leurs idées. Certains jugeront peut‑être que la possible légitimation des idées extrémistes comporte des risques, mais il est beaucoup plus dangereux de permettre aux influences calomniatrices de demeurer confortablement dans l’illégitimité, puisque cela a pour effet de renforcer la position des organisations terroristes.
Ceux qui choisiront de demeurer dans l’illégitimité seront incapables de se faire passer pour autre chose que des ennemis du pays et, dans un monde toujours plus mondialisé, des ennemis des ressources communes mondiales. Dans cette optique, nous devrons fournir de l’aide là où elle est nécessaire, mais aussi être prêts à retirer cette aide en cas de manque d’engagement. Nous devrons aussi déceler le moment où une menace devient importante et être prêts à contrer cette menace.
Il est difficile d’envisager le passage de la situation actuelle à l’état souhaité. Ce passage ne sera probablement pas la prochaine étape. En fait, il ne pourra se faire qu’au moyen de gains progressifs attribuables, du moins en partie, à notre capacité de gérer l’initiative dans notre lutte contre le terrorisme, lutte qui devra reposer sur un paradigme plus stratégique. À l’avenir, pour remporter la victoire, l’Occident devra équilibrer, de manière nuancée, ses rôles de mentor et de facilitateur, ou, au besoin, de meneur de changement qui souffle sur le monde.
Victoire
Par le passé, la victoire s’obtenait au prix de conditions extrêmement difficiles, de progrès durement gagnés au fil du temps, de périodes sombres. Dans la lutte contre le terrorisme, le concept de victoire ne fait plus référence à la notion puérile de « gagner », mais est beaucoup plus lié à l’univers dans lequel nous évoluons. Il n’y a qu’une seule raison qui puisse justifier que de jeunes militaires sacrifient leur vie pour nous, et c’est le maintien de notre mode de vie. C’est pourquoi nous nous devons d’entreprendre tout combat avec l’intention d’en sortir victorieux.
Oliver Ryan Clow travaille dans le domaine du contre‑terrorisme depuis 2006 à titre d’employé civil du Commandement des Forces d’opérations spéciales du Canada (COMFOSCAN), au ministère de la Défense nationale (MDN). Il est un diplômé de l’Université d’Ottawa et du Collège militaire royal du Canada, où il a obtenu une maîtrise en études sur la conduite de la guerre en 2000. Il a rédigé des articles pour la Revue militaire canadienne, le Royal United Services Institute Journal (UK) et la Royal Air Force Airpower Review (UK).
MDN IS 2011-1026-09
Patrouille de soldats


